Les plantes souffrent-elles ?


Réflexion, Vivre Vegan / dimanche, novembre 7th, 2021

On pourrait penser qu’avec le nombre élevé d’articles et de vidéos sur Youtube abordant ce sujet, les mangeurs de viande auraient fini par recevoir le message. Et pourtant, l’argument des plantes qui souffrent visant à minimiser le combat en faveur des animaux reste d’actualité. J’ai donc décidé, suite à une sollicitation sur Instagram, d’apporter ma pierre à l’édifice et de tenter de détruire ce mythe qui persiste.

Le fameux « cri de la carotte »

Tout végétarien ou ami de la cause animale aura un jour entendu cet argument : « oui mais les plantes souffrent aussi ». Le but de cet argument est évidemment de discréditer le végétarisme, en soumettant l’idée que puisque les légumes et les végétaux qu’on mange souffrent aussi, il n’y aurait pas de logique à ne pas se priver de la chair animale dans le but de réduire la souffrance animale.

Cet argument est souvent mentionné dans les sphères végétariennes comme le fameux « cri de la carotte ». Une métaphore de raisonnement, sans fondement scientifique, qui persiste encore et encore.

Ce qu’on sait des plantes

Les végétaux sont fascinants : au fil des découvertes, il s’avère que les plantes sont dotées de multiples capacités qui leur permettent de s’adapter à leur environnement. Il a notamment été démontré qu’elles peuvent communiquer entre elles grâce à des messages chimiques. Elles peuvent également se protéger contre d’éventuels agresseurs en émettant des substances chimiques.

Elles sont réceptives à la lumière, peuvent percevoir les fréquences vibratoires et sont sensibles aux odeurs.

En revanche, aucune étude n’a à ce jour réussi à démontrer que les plantes ressentent la douleur. Elles sont dépourvues de systèmes nerveux, tandis que tous les animaux sans exception en possèdent un. Sans nerfs, elles ne peuvent pas capter la douleur.

La sensibilité chez les êtres vivants se mesure avec trois facteurs :

  • le langage : si on vous fait mal, vous allez pousser un cri. Ce facteur est cependant difficile à mesurer chez les poissons, par exemple, dont les cris nous sont inaudibles.
  • le comportement : la fuite, l’évitement, qui peuvent s’observer chez les humains comme chez les animaux.
  • les nocicepteurs : les neurones responsables de la douleur, présents chez la plupart des animaux mais absents chez les plantes.

Certains invertébrés ne possèdent pas de nocicepteurs, mais sont dotés d’un système nerveux qui peut laisser penser qu’ils ressentent un certain niveau de douleur.

Les plantes n’ont ni nocicepteurs ni système nerveux. De plus, ressentir la douleur ne leur servirait à rien. Le fait de ressentir la douleur a pour but de provoquer une réaction, comme la fuite ou l’attaque. Les plantes n’ayant pas la capacité de se mouvoir, ressentir la douleur n’aurait aucune utilité pour elles puisqu’elles ne peuvent pas l’éviter.

Photos ©  Carnets Vegan

Un régime végétarien sauve plus de plantes

Au-delà du manque de fondement scientifique de cet argument, il reste totalement invalide dans sa logique.

Il faut environ 7 Kcal de végétaux pour produire 1 Kcal animale. Les animaux d’élevages sont les premiers consommateurs de protéines végétales. Si on souhaitait éviter d’infliger une hypothétique souffrance aux plantes, il resterait donc plus logique d’adopter une alimentation végétarienne.

Il est temps d’arrêter d’utiliser cet argument complètement erroné et de se préoccuper des animaux, dont la souffrance et le ressenti de la douleur ont, eux, été démontrés par la science.

Sources :

https://www.echosciences-grenoble.fr/articles/les-plantes-souffrent-aussi
Le livre Planète Végane, d’Ophélie Véron
https://vegan-pratique.fr/pourquoi-devenir-vegan/souffrance-des-plantes/

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