L’huile de palme, c’est vegan ?


Manger vegan / lundi, février 24th, 2020

L’huile de palme envahit le débat public depuis de nombreuses années. Décriée par beaucoup pour son fort impact environnemental, elle reste malgré tout l’huile la plus consommée (environ 25% de la consommation mondiale d’huile végétale).

Bien que sa production ne requiert pas la directe exploitation d’un animal, l’huile de palme est considérée par beaucoup de végétaliens comme un produit non-vegan.

Qu’est-ce que l’huile de palme ?

L’huile de palme est extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile, par un procédé de pression à chaud. Ces arbres sont très rentables en termes de production puisqu’ils peuvent durer plus de trente ans et produisent plusieurs dizaines de kilos d’huile par an. L’Indonésie et la Malaisie sont les premiers producteurs mondiaux.

Etant donné la demande croissante pour ce produit, qu’on retrouve dans de nombreux produits du quotidien (le Nutella, les glaces Häagen-Dazs, les KitKat, les M&M’S, les chocolats Kinder…), il est nécessaire de toujours faire plus de place pour planter des palmiers à huile. Ce besoin de place entraîne immanquablement une déforestation toujours plus agressive des forêts pluviales indonésiennes et malaisiennes. Ces forêts étant brûlées, elles dégagent également un fort taux de CO2 dans l’atmosphère, contribuant de ce fait au réchauffement climatique.



Huile de palme : des impacts multiples

L’impact environnemental ne s’arrête pas au rejet de CO2. La monoculture imposée par la production d’huile de palme contribue à l’appauvrissement des sols et son exploitation génère une forte pollution des cours d’eau. Cet impact écologique de l’huile de palme touche notamment les populations indigènes vivant à proximité de ces cours d’eau.

Les autres victimes de cette exploitation sont les animaux, et en particulier les orangs-outans de Bornéo, durement touchés par la destruction de leur habitat. Leur population aurait diminué de 60 % en 60 ans selon les chiffres de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature), et on s’attend à une diminution de 22 % d’ici 2025. Entre 1 000 et 5 000 orangs-outans meurent chaque année à cause de la déforestation. L’espère est devenue le symbole de la lutte contre l’huile de palme et ses effets destructeurs. Mais d’autres animaux sont gravement impactés par cette production : l’UICN estime que 193 espèces seraient menacées par la destruction de ces forêts.

Vidéo de sensibilisation à la cause des orangs-outangs réalisée par Greenpeace

L’huile de palme n’est pas vegan

Après avoir analysé les différents impacts écologiques de la production d’huile de palme, il paraît clair que ce produit n’est pas vegan, si l’on s’éloigne légèrement de la définition stricte du véganisme.

Bien que l’huile de palme ne soit pas extraite d’un animal, sa consommation entraîne la disparition de nombreuses espèces et ne peut donc être considérée comme un produit cruelty-free.

L’alternative d’une huile de palme « durable » n’est pas vraiment envisageable (plus d’infos ici). Il ne reste donc qu’à éliminer au maximum la consommation de ce produit, que l’on retrouve malheureusement dans de nombreux produits vegan. Pour m’aider au quotidien, j’utilise notamment l’application Veg’Check dont je vous avais parlé dans un précédent article, et qui permet d’inclure l’huile de palme dans la liste des produits à signaler.



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